au jour le jour, vous dévoile son éphéméride

Archives de juillet, 2009

Ignace

Aujourd'hui, je me la  joue feignasse. A l'instar d'Ignace de Loyola, je pense que "personne ne travaille mieux que lorsqu'il fait une seule chose". Je consacre ce dernier jour de juillet au transat, je m'applique à y rester bien tranquille, j'y mets toute mon énergie. A chacun sa croix !
 

Juliette



Marthe

Je vous préviens, cette vidéo finit mal, âmes sensibles s'abstenir ; un espèce de clown pitoyable entre en scène, il est connu, paraît-il, c'est vrai que son nom me rappelle quelqu'un !

!

Marthe Mercadier, depuis plus de trente ans, fait partie de la scène parisienne. D'abord souffleuse au théâtre, elle fait de la figuration dans quelques films. Mais elle aime surtout les planches : Le Don d'Adèle, La Poule aux oeufs d'or, Treize à table, Les Enfants d'Edouard… jusqu'à Folles de son corps, Clémentine, Tout bascule. Son public l'apprécie dans ces pièces comiques. Au cinéma, elle comptabilise une centaine de films, ainsi qu'à la télévision ; les "vieux" ont encore en mémoire la série Les Saintes Chéries à la fin des années 1960. 
"J’aime jouer les pièces longtemps, ça me donne l’illusion de faire des progrès", dit cette artiste au grand cœur qui a reçu la médaille du Mérite par Simone Weil mais aussi le prix de la Solidarité par les Nations unies pour son engagement humanitaire depuis vingt ans.
L'an dernier, c’est elle qui a présidé le jury de la douzième édition du Festival d’humour et de café-théâtre de Rocquencourt (vous savez bien, le triangle dont ne cesse de nous parler Bison futé…)

Peut-être auriez-vous préféré que je vous parle de sainte Marthe, la soeur de Marie-Madeleine et de Lazare ? 

Sainte-Marthe-en-Provence_2006_01 
Mais moi, quand j'entends : sainte Marthe, je pense à un quartier de Marseille, dans le 14e arrondissement, et en particulier à sa gare.
Et puis, c'est là qu'est né, le 9 juillet 1909, Paul Ricard  ! Un tel centenaire, ça se fête, même si on lui préfère le Casa…

Samson

Samson ou Chimchon (en hébr : שִׁמְשׁוֹן , Chimchôn, de la racine Chèmech qui signifie "soleil") est l'un des Juges d'Israël. Samson est un héros israélite d'une force herculéenne, qui lui vient de sa longue chevelure. Ce que l'on connaît surtout de lui est sa séduction par Dalila qui est sollicitée par les Philistins, ennemis d'Israël, pour découvrir le secret de la force de Samson. Elle le séduit pour essayer de lui soutirer son secret, mais Samson lui répond trois fois par un mensonge. A la quatrième fois, il finit par lui avouer que sa force lui vient de sa chevelure, car il est consacré à Dieu. Dalila le trahit, fait couper ses sept tresses par une de ses servantes, et appelle les Philistins pour crever les yeux de Samson, privé de sa force et du secours de Dieu. Emprisonné à Gaza, ses cheveux commencent à repousser. Un jour qu'il est placé entre deux colonnes (il s'agit d'un divertissement de ses ennemis), il écarte les colonnes et le palais s'écroule. Par son suicide, il tue des milliers de Philistins.

Samson et Dalila est un opéra français composé par Camille Saint-Saëns sur un livret de Ferdinand Lemaire. La première (création en allemand) a eu lieu au théâtre de la Cour grand-ducale de Weimar, le 2 décembre 1877. 
Maria Callas, "Mon coeur s'ouvre à toi", acte II.

Nathalie

Anne et/ou Joachim

Deux saints pour le prix d'un ! Je fais la plouf !
"A la queue leu leu
Mon p'tit chat est bleu
S'il est bleu tant mieux
S'il est gris tant pis !"


Anne, ma filleule, excuse-moi, ce sera pour l'an prochain ! Le sort est tombé sur Joachim.

Joachim Du Bellay. C'est parti pour un grand bond de près de 500 ans en arrière. Mais vous jugerez, hormis quelques mots obsolètes, si ce poème n'est pas toujours d'actualité.

Cent fois plus qu'à louer on se plaît à médire :
Pour ce qu'en médisant on dit la vérité,
Et louant, la faveur, ou bien l'autorité,
Contre ce qu'on en croit, fait bien souvent écrire.
Qu'il soit vrai, pris-tu onc tel plaisir d'ouïr lire
Les louanges d'un prince ou de quelque cité,
Qu'ouïr un Marc Antoine à mordre exercité
Dire cent mille mots qui font mourir de rire ?
S'il est donques permis, sans offense d'aucun,
Des moeurs de notre temps deviser en commun,
Quiconque me lira m'estime fol ou sage :
Mais je crois qu'aujourd'hui tel pour sage est tenu,
Qui ne serait rien moins que pour tel reconnu,
Qui lui aurait ôté le masque du visage
.

D'accord ce n'est un poème qu'on se récite tous les jours. Mais celui-ci :

Palatin copie 

Palatin2 copie Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

 

Vous qui me connaissez un peu, vous savez que je ne peux pas faire l'impasse sur l'amour, sous quelque forme que ce soit !

A Vénus
Ayant après long désir
Pris de ma douce ennemie
Quelques arrhes du plaisir,
Que sa rigueur me dénie,
Je t'offre ces beaux oeillets,
Vénus, je t'offre ces roses,
Dont les boutons vermeillets
Imitent les lèvres closes
Que j'ai baisées par trois fois,
Marchant tout beau dessous l'ombre
De ce buisson que tu vois
Et n'ai su passer ce nombre,
Parce que la mère était
Auprès de là, ce me semble,
Laquelle nous aguettait
De peur encores j'en tremble.
Or' je te donne des fleurs
Mais si tu fais ma rebelle
Autant piteuse à mes pleurs,
Comme à mes yeux elle est belle,
Un myrthe je dédierai
Dessus les rives de Loire,
Et sur l'écorce écrirai
Ces quatre vers à ta gloire
« Thénot sur ce bord ici,
A Vénus sacre et ordonne
Ce myrthe et lui donne aussi
Ses troupeaux et sa personne. »

Jacques

La raison voudrait que je vous transmette ce que dit Nominis :
Coquilles Jacques le Majeur fut un des apôtres du Christ, frère de saint Jean l’évangéliste (+ 44). Il était fils de Zébédée et frère de saint Jean. Ils étaient pêcheurs sur le lac de Tibériade, compagnons de Simon et d’André. Ils étaient dans la barque de leur père et réparaient les filets quand Jésus, passant sur le rivage, leur dit : « Suivez-moi » et ils le suivirent. Avec Pierre, Jacques et Jean seront les plus proches apôtres de Jésus. Ils sont à la Transfiguration, ils seront au jardin des Oliviers. Jacques, comme Jean, désire la première place auprès du Maître ; il y gagnera l’annonce de son martyre : « Ma coupe, vous la boirez ». Jacques but la coupe du Seigneur en l’an 43, lors de la persécution d’Hérode. Si Etienne avait eu la place de premier martyr, Jacques le suivit de peu.
A la fin du VII e siècle, une tradition fit de Jacques l’évangélisateur de l’Espagne, avant sa mort ou par ses reliques. Son corps aurait été découvert dans un champ grâce à une étoile : le campus stellae, devenur Compostelle. Après Jérusalem et Rome, c’est, depuis le Moyen Âge, toujours l’un des plus célèbres pèlerinages de la chrétienté.

Mais le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Alors…

Brel Jacques Brel est né le 8 avril 1929 (sous le signe du bélier) dans une famille industrielle catholique flamande. Peu intéressé par l’école, il joue dans une troupe de théâtre amateur. Plus intéressé par la musique classique que par la cartonnerie familiale, il s’oriente vers la chanson et compose ses premières chansons en 1952. Après s’être un temps produit dans des cabarets bruxellois, il se rend à Paris, son premier 78 tours sous le bras. Il rencontre Jacques Canetti, qui travaille chez Philips et est propriétaire des Trois Baudets. Les années de galère commencent ; il donne des cours de guitare, fait des levers de rideau à l’Olympia où Bruno Coquatrix le remarque et le félicite. Mais la galère continue. Brel a maintenant femme et enfants (Chantal et France). L’année 1955 est celle de ses débuts à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, et de la sortie de son premier 33 tours. Brassens le surnomme « l’abbé Brel ». Le succès vient, petit à petit, à l’Olympia, puis à Bobino. Des concerts, des concerts, des concerts… En 1967, il arrête les récitals et se tourne vers le cinéma. Les Risques du métierMon oncle Benjamin, Franz, L’Emmerdeur, L’Aventure, c’est l’aventureEntretemps, il incarne Don Quichotte dans L’Homme de la Mancha. En 1974, un cancer du poumon l’éloigne de la France, il navigue aux Marquises et fait l’avion-taxi (un Beechcraft nommé Jojo) entre les Marquises et Tahiti. Un dernier aller-retour les Marquises-Paris pour y enregistrer son dernier album. Puis il rentre en France pour y mourir, à l’hôpital Avicenne de Bobigny, le 9 octobre 1978.
C’était en début d’après-midi, j’étais à la maternité, non pour accoucher mais pour mettre des bébés au monde. J’étais effondrée. « Le jour de la mort de Jacques Brel, j’ai pleuré comme un môme. Alors que – c’est curieux – mais le jour de la mort de Michael Jackson, j’ai repris deux fois des moules. »

(suite…)

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