au jour le jour, vous dévoile son éphéméride

Archives de mars, 2010

Salon du Livre

Le salon du Livre va fermer ses portes. Je n'y suis pas allée, malgré mon désir. J'avais pourtant de nombreuses personnes à y voir, d'horizons divers, toutes liées par le même amour de l'écriture et de la lecture. Des ami(e)s de longue date, des éditeurs, des auteurs, et des connaissances nouvelles que j'ai hâte de rencontrer. Et puis Paris, ville de mes rêves, où j'aimerais tant vivre ; tout ce qui peut me donner l'occasion de m'y rendre est une bénédiction !

Mais le salon du Livre me porte malheur.
Il y a deux ans, mon billet de train en poche, un abcès dentaire sublime – et subliminal - me fit souffrir atrocement, m'ôtant toute envie de voyage. 
L'an dernier, je m'y rends, frétillante de joie. Mais très vite, un sentiment de mal-être m'envahit, l'impression d'être "déplacée", comme si j'étais là où je n'aurais pas dû être…  Et Bashung décéda le samedi en début d'après-midi. Cette date restera gravée dans ma mémoire comme un moment de tristesse intense. Je n'eus plus alors qu'un désir : quitter Paris, me mettre à l'abri de je ne sais quel péril. Je précipitais mon retour.
Cette année, que s'est-il passé ? Rien. La mort de Jean Ferrat il y a quinze jours peut-être… un an après celle de Bashung. Un hasard de circonstances.  Un emploi du temps mal maîtrisé… Rien ne m'en empêcha réellement. Alors ?
Qui peut dire exactement ce qui freine quelqu'un à réaliser ce qu'il souhaite ?

Le salon du Livre ferme ses portes ce soir. Ce blog ferme ses portes ce soir.
Un grand merci à qui m'a exhortée à bloguer.
Amis lecteurs, je vous donne rendez-vous slnd…

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No comment !

Quelle heure reptile ?

Un blog est mort. Un nouveau blog est né. Il est appelé à régner. Araignée ? Quel drôle de nom ! Pourquoi pas Libellule ou Papillon ?
Un Pape est ici remplacé par un blog. Alors pourquoi pas Pépites de Soleil ou Lambeaux de Lune ?
Il m'a semblé que ce jour de changement d'heure, qui semble perturber bien du monde, s'imposait pour cette métamorphose.

Mais j'aurais tout aussi bien pu vous proposer une autre chanson de Sttellla, ce groupe belge dont j'aime les jeux de mots, Il faut tourner l'Apache, qui aurait aussi été de circonstance.

C'était un petit clin d'oeil pour faire patienter mes aimables (et bien-aimés) lecteurs. En attendant l'ouverture officielle… bientôt !

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La marche du jour

CE BLOG EST FERME

Saint Dodo

C'est la journée du sommeil. Amusant de fêter le jour ce qui se passe la nuit ! A moins de dormir debout ? Cela n'aidera pas à dormir sur ses deux oreilles.
Le sommeil est un état normal, et indispensable, de la vie de tous les animaux ; chez l'homme, il représente un tiers de la vie. Il est constitué de cycles, alternant sommeil lent (celui de la récupération) et sommeil paradoxal (celui des rêves).
La  journée du sommeil est conscacrée cette année au thème "Quand le sommeil prend de l'âge". Plus on vieillit, moins on dort. J'en sais quelque chose !
Mais la diminution de la durée du sommeil n'empêche pas de rêver… ou de cauchemarder !
Le mot "cauchemar" dérive de cauquemaire, formé de caucher et de mare. Caucher dérive de cauchier ("presser"), qui est un probable croisement entre l'ancien français chauchier ("fouler"), le latin calcare ("talonner"), et la forme picarde cauquer. Mare provient du mot picard mare, emprunté au néerlandais mare (fantôme) ; la mara ou mare est un type de spectre femelle malveillant dans le folklore scandinave (Wilipédia ).

Ce qu'un foulon ou coquemare on nomme / Surprend les yeux au milieu de leur somme
(Passerat, Elegie d'amour coquemar)

Le Cauchemar de Johann Heinrich Füssli, 1802

Cauchemar

Lorsque j'étais enfant, j'avais un cauchemar récurrent : l'impression qu'une masse énorme, sans forme, s'avançait inéluctablement vers moi et allait m'écraser, m'ensevelir, me dissoudre en elle, ou se dissoudre en moi. J'étais terrifiée, oppressée.  J'ai compris depuis qu'il y avait là une analogie avec ce qui est décrit comme ce qui remplaçait un cauchemar en latin, c'est-à-dire un incube.

Puis, après la disparition d'un être cher, un autre cauchemar est venu remplacer celui de mon enfance. Le fantôme avait dorénavant un nom, il ne m'écrasait plus, mais je le cherchais partout, parcourant chaque rue de ma ville, fouillant les maisons, croyant l'apercevoir dans tel ou tel bureau. Il était passé ici, juste avant mon arrivée, mais il en était reparti. AInsi de nuit en nuit, sans que jamais je le retrouve.
Ce cauchemar n'a pas de fin, il vient encore me harceler malgré mes nuits d'insomnie, entrecoupé par  des sensations de suffocation,  hantée par ce démon qui semble vouloir m'anéantir.
Mais le pire n'est pas le cauchemar que l'on fait la nuit, car vient le moment où l'on se réveille, certes hébétée, en pleurs, tremblant de tous ses membres, le coeur battant la chamade, le souffle coupé.  Le pire est celui que l'on vit le jour, bien éveillée, sans espoir d'en sortir au petit matin.

Même si, à 7 h 58, l'heure est plus au réveil qu'au sommeil, j'écoute volontiers l'canchon dormoire qui a bercé mes nuits de bébé, et aussi celles de mes enfants et de mes petits-enfants (en alternance avec Le Curé Pineau)…

N'oublions jamais qu'un jour nous nous endormirons pour ne plus jamais nous réveiller, vous comme moi ! Alors faisons aujourd'hui même ce que nous avons à faire… Demain il sera peut-être trop tard !

Saint Patrick

Patrick, toi qui as converti l’Irlande au christianisme, ne veux-tu pas venir en faire de même ici ?

Puissiez-vous avoir
Une maison contre le vent
Un toit contre la pluie
L’amour d’une famille unie.


Puissiez-vous toujours être entourés
De gens joyeux et d’éclats de rire
De tous ceux que vous aimez
Puissiez-vous avoir tout ce que votre coeur désire.

Yie_trefle28[1] En Irlande, la coutune veut que l’on cherche un trèfle à 4 feuilles : les feuilles représentent la foi, l’espérance, l’amour et la chance. J’ai bien envie de partir à leur recherche dans les bois, sait-on jamais !
S’il n’y a qu’à se baisser pour ramasser le bonheur, pourquoi s’en priver ? Marcher dans la merde porte bonheur aussi…


Lepr2 Et si je ne trouve pas de trèfle à quatre feuilles, peut-être rencontrerai-je un « lechorpan », petit lutin habillé de vert, aux oreilles pointues, ayant un sérieux penchant pour le whisky et la bière. L’équivalent d’un petit nain chez nous ? Celui qui a la chance d’en capturer un peut le forcer à révéler où il cache son trésor ; mais un conseil : si vous y parvenez, ne le quittez pas des yeux, le lechorpan est rusé et prêt à tout pour ne pas rester en captivité ! Regardez bien ce petit bonhomme, ne vous rappelle-t-il pas quelqu’un ? Mais si, voyons, cherchez bien ! Voilà, c’est lui !


L’amie qui m’a donné envie d’écrire cette note (alors que j’ai mis fin à ce blog depuis quelques jours !) fait rimer Patrick avec « vieille bique », je ne la conteste pas, et me reconnais personnellement dans ce qualificatif. Mais je préfère le faire rimer avec d’autres mots en « ique », comme « trique », « fornique », « astique », « phallique », « nique »…


Salonge !


Bière


 

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