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Merci pour le chocolat

Sensualité, intensité, puissance… tout ce qui peuple nos rêves !

Le chocolat aurait des vertus aphrodisiaques, qui pourraient s’expliquer par les multiples substances actives qu’il contient : potassium, magnésium, fer, antioxydants…, ainsi que de la phényléthylamine, qui stimule (en moindre proportion) les mêmes zones du cerveau que les amphétamines.
Dans son Traité des aliments en 1702, Louis Lemery précise à propos du chocolat : "Ses propriétés stimulantes sont propres à exciter les ardeurs de Vénus."
Le chocolat figure en bonne place au XVIIIe siècle parmi les mets réputés favorables aux ébats, comme le gibier, le ris de veau, la moelle, la cervelle, les huîtres, le homard, les écrevisses, le caviar, les truffes et les épices chaudes (cannelle, poivre, piment, muscade, gingembre, clou de girofle), sans oublier l'ambre et le musc, aujourd'hui disparus de la table. Quelle coïncidence, j’aime tout !
La légende sur les vertus aphrodisiaques du chocolat voyagea dans l'histoire.
Cette croyance date de l'époque aztèque, quand les Espagnols découvrirent que le roi Moctezuma II buvait jusqu'à cinquante tasses de "tchocoatl" pur par jour pour pouvoir honorer les femmes de son harem. Le chocolat aztèque contenait du poivre, du piment, des clous de girofle, épices qui ont des effets aphrodisiaques si elles sont consommées à forte dose.
On raconte qu’au XVIIe siècle les indigènes indiens s'enduisaient les zones érogènes d'une bouillie de cacao… Tiens donc !
En 1624, un théologien, Fransiscus Rauch, fit paraître un écrit condamnant la consommation du chocolat dans les couvents, ce breuvage échauffant les esprits et les passions.
Casanova en buvait plusieurs tasses avant d'entamer la nuit, afin de maintenir le rythme de ses assauts.
Le marquis de Sade, adepte du cacao, organisa à Marseille un bal sulfureux durant lequel il distribua des chocolats fourrés à la cantharidine, un alcaloïde congestionnant.
Aujourd'hui, une étude italienne apporte un début de preuve scientifique à cette croyance millénaire : le chocolat aurait un impact positif sur la libido, et particulièrement sur celle des dames. Certaines en faisaient déjà bon usage :
Madame du Barry servait, dit-on, une bonne tasse de chocolat mousseux à ses amants.
Madame de Pompadour, selon Mme de Hausset, absorbait de grandes tasses de chocolat ambré pour s'échauffer le sang, car Louis XV lui reprochait d'être "froide".
Madame de Sévigné disait que le chocolat "vous flatte pour un temps, et puis il vous allume tout d'un coup une fièvre continue".
Si le terme d'aphrodisiaque n'est plus de mise aujourd’hui, aucune substance stimulant la libido n'ayant été trouvé dans la pâte de cacao, mais il reste un aliment de plaisir, de volupté, de douceur, qui sont aussi des qualificatifs propres à l’amour.
"Le chocolat est aussi l'ami du baiser, qu'il rend plus enveloppant et chaud."
Bien sûr, tout ce que j'ai écrit ci-dessus est connu de la plupart d'entre vous. Alors pourquoi écrire cette note ? Pour vous inciter à des expériences sensuello-gustatives que vous n'avez peut-être jamais tentées…
Quel plaisir que de laisser fondre en bouche un carré de chocolat ! Je n’en dirai pas plus, essayez…

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